metalmadeincanada.ca

Avis aux intéressés, mon site est maintenant en ligne. Je n’ai pas terminé tout le travail mais il est assez fonctionnel pour l’instant. Je vais ajouter des fonctionnalités au courant de l’été pour le rendre plus dynamique.

Ça se passe ici

L’Iran tremble

Ottawa, pas n’importe qui, a tourné son regard vers l’Iran à cause d’irrégularités aux élections.

Le ministre a demandé aux employés de l’ambassade canadienne à Téhéran de suivre la situation «de très près».

Depuis, Mahmoud Ahmadinejad fait dans sa culotte…

Le voyou kick des culs

Le meilleur dans ça et ça, c’est de voir la quantité de gens ayant besoin de se justifier suite à son message. Faut être solidement insécure pour ressentir le besoin de se défendre à travers les blogues. Mais si on tient compte du nombre d’insécure qui entretiennent un blogue, c’est pas vraiment surprenant.

Jesus Fucking Freaks

Quand ma mère a commencé à fréquenter une église les soirs de semaine, il y a une douzaine d’années, je ne me doutais pas que la situation allait prendre l’ampleur qu’elle a aujourd’hui. Aller à l’église les soirs de semaine, c’est certain que c’était hors de l’ordinaire, mais ma mère ayant toujours été croyante/pratiquante, je trouvais pas ça vraiment étrange ou surprenant.

Elle semblait vraiment tripper sur cette « activité»  où elle rencontrait un tas de gens comme elle, avec qui elle semblait bien s’entendre. Enfin, des gens comme elle… Je me suis rapidement aperçu que les gens qu’elles fréquentaient se situaient dans la catégorie « Pucké solide» . C’est un des aspects que l’on retrouve souvent chez les gens qui font parti d’une communauté religieuse, ce sont des gens ayant eu la vie difficile, des gens ayant des troubles mentaux… Ma mère, à ce que je sache, ne figure dans aucune des catégories à risques.

Je dis bien à ce que je sache parce que je ne peux m’expliquer comment une personne équilibrée, ayant tous ses moyens, peut tout simplement plonger là-dedans tête première, les yeux fermés, en laissant son sens critique avec les souliers, dans l’entrée. Selon mon raisonnement, je ne peux qu’arriver à la conclusion que ma mère n’est pas équilibrée. Difficile à avaler, mais avec le temps, on arrive à accepter. D’où cela vient-il? J’en ai pas une câlisse d’idée?! A-t-elle vécu quelque chose de traumatisant? À part d’avoir eu à m’élever, je ne crois pas…

Avec les années, je n’ai pu que constater comment son état de fervente admiratrice de Jésus notre sauveur ne faisait qu’augmenter de façon ridiculement exponentielle. Adorant argumenter avec les gens, surtout lorsque le sujet concerne les fabulations de million de crédules mettant leur vie entre les mains d’une légende invisible, j’ai tenté à plusieurs reprises de discuter avec ma mère, de lui poser quelques questions pièges pour la questionner dans ces choix/croyances. Toujours le même résultat, aucun argumentaire de sa part.

Comme la plupart des gens croyant fanatiquement à un pseudo dieu veillant sur nous tous, lorsqu’elle arrive à bout de ses 3-4 arguments, elle finit par sortir des banalités du genre que la foi c’est croire sans voir/savoir/réfléchir/aveuglément… Comme avec tous ces cerveaux lavés, la discussion ne peut qu’arrêter suite à un argument de poids comme celui-ci. C’est tellement un raisonnement irrationnel, il n’y a pas un argument que l’on peut mettre sur la table qui leur fera changer d’avis. Le déni est leur plus grande qualité.

Été 1999, je me prépare à partir avec des amis pour un long week-end à Ste-Clothilde-de-Beauce. Ma mère semble un tantinet inquiète, mais j’en fais pas de cas, je me dis que c’est son coeur de maman qui n’a pas envie que son petit gars prenne la route. Était-ce la raison? Juste avant de partir, elle me dit que si jamais je voyais une croix dans le ciel, il me faudrait revenir au plus criss. Une croix dans le ciel? What the fucker mother fucking fuck?? Ben oui, qu’elle me dit le plus sérieusement du monde, Jesus était censé revenir parmi nous cette fin de semaine et le ciel devait se séparer en deux pour faire place à une croix gigantesque qui descendrait du ciel vers nous… Pas besoin de dire que j’ai fait l’aller-retour sans voir de putain de croix descendre des cieux.

D’autres manifestations de la croyance de ma mère ont commencé à faire surface avec le temps. J’avais retrouvé dans ma chambre, bien dissimulée, une médaille de la vierge qu’elle avait foutue là pour me protéger contre les mauvais esprits où je ne sais trop quoi. J’ai laissé passer. Après tout, je ne la voyais pas la médaille et je me disais que ça lui faisait plaisir à elle de savoir que la médaille était toujours là. Jusqu’à ce que ma blonde de l’époque me tende, avec un certain malaise, un genre de tout petit dépliant qu’elle avait trouvé sur son manteau. Il s’agissait d’un dépliant parlant du nouveau buddy de ma mère, Jesus. À ce moment-là, j’avais pété une petite coche à ma mère en lui faisant un premier discours dans une longue série qui durera plusieurs années. Elle avait alors calmé ses ardeurs d’évangélisation, pour un temps.

Le besoin d’évangélisation étant trop fort, elle s’était alors tournée vers les gens de son entourage. Famille, amis, connaissances, tout le monde y a passé. Tout ça a eu pour effet que les gens ont commencé à prendre leur distance. Des amis qu’elle avait depuis des décennies, écoeurées d’entendre parler de notre sauveur à toutes les sauces, ont tout simplement rompu contact avec elle. Est venu ensuite le tour de sa propre famille, frères et soeurs ont eu le même réflexe que ses ex-amis, ils ont tout simplement coupé les liens. Pour ma part, après de multiples pétages de coche en règle, j’avais réussi à lui faire comprendre de me crisser patience avec ce sujet.

Malgré ça, j’ai toujours continué d’en entendre parler, par mon frère et mon père qui ont continué de la voir s’enfoncer plus profondément dans son fanatisme religieux. Quand cette putain d’église passe avant tout dans la vie, même sa famille, il s’agit bien de fanatisme religieux. Et là, son fanatisme est en train de lui coûter son mariage. À 65 ans, mon père en a plein le cul, avec raison, de se faire tromper par Jesus et il est en train d’organiser ses choses pour finalement crisser son camp, après 33 ans de mariage. Est-ce qu’il va vraiment s’en aller? Aucune idée, ce n’est pas la première fois que j’entends parler de séparation entre ces deux-là. Par contre, là je sais que la situation de ma mère a dégénéré, qu’elle passe la majorité de son temps à son église à prier pour avoir une vie remplie de bonheur, pendant que sa vie est en réalité en train de tomber en morceaux.

C’est pathétique et c’est ma mère. J’ai juste envie de la prendre par les épaules et de la shaker jusqu’à ce qu’elle vomisse son fanatisme religieux pour revenir parmi nous. Qu’elle réalise une fois pour toutes qu’elle a perdu tous les gens qui l’aiment pour donner toute la place à un osti de messie sorti d’une légende. Comme je l’ai dit plus haut, je n’arrive pas à m’expliquer la raison de ce dérapage religieux. Probablement qu’elle ne serait pas capable elle non plus si je lui demandais de m’expliquer qu’est-ce qui s’est passé entre le moment où elle fréquentait l’église comme la majorité des pratiquants, le dimanche matin, et le moment où tout ça est devenu une obsession.

Tout ça me met vraiment en tabarnak, comme ça fait longtemps que je ne l’ai pas été. Je n’ai pas eu de nouvelle d’elle depuis que mon père a annoncé qu’il sacrait son camp. Elle doit tellement se douter que je ne vais pas lui prêter une oreille pleine de compassion, mais qu’elle aura plutôt droit à un torrent de marde de ma part. C’est aussi pour cette raison que je ne l’ai pas encore appelé. J’ai l’impression que je vais exploser et que je vais lui rentrer dedans comme un tank avec 10 années d’accumulation de frustrations. Pas sûr qu’elle est assez forte pour subir une charge de cette envergure. Aussi parce que, de façon purement égoïste, je suis dans une période de parfait bonheur et j’ai vraiment pas envie de dealer avec ce problème. Parce que ça devrait être le contraire qui se passe en ce moment, mes parents devraient être présents pour fêter avec moi.

Je vais mettre ça de côté pour quelque temps encore, le temps que tout soit placé de mon côté et ensuite je dealerai avec Jesus. J’aurai au moins eu le temps de décompresser d’ici là et ce sera certainement mieux pour tout le monde.

De retour à la programmation estivale

Alors que le 1er juillet arrive à grands pas et que nos journalistes se préparent à couvrir l’important événement qu’est le déménagement au Québec, il y a un autre sujet qui revient dans l’actualité, à chaque année avec un peu plus de présence, le vélo vs les voitures.

Personnellement, je trouve ce sujet un tout petit peu redondant. D’un côté, les cyclistes qui voient les automobilistes comme une bande d’enragés prêts à écraser un ou deux cyclistes pour envoyer le message aux autres, que la route appartient aux véhicules à 4 roues. De l’autre, les automobilistes qui voient les cyclistes comme une bande de Lance Armstrong en puissance qui ne respectent aucun règlement du code de la route.

Sujet redondant parce que c’est un débat qui revient avec les mêmes arguments plates des deux côtés. Toujours les mêmes. La solution est noire ou blanche. D’un côté, on a qu’à interdire l’utilisation de vélos partout sauf sur les pistes cyclables dans les parcs loin de tout véhicule à moteur. De l’autre, on a qu’à interdire la voiture en ville. 2 solutions qui démontrent l’ouverture d’esprit des fanatiques de chacun des clans.

La solution est pourtant tellement simple, bien que difficilement applicable dans la réalité. Il suffirait que du côté automobiliste, les gens deviennent plus patients. Qu’ils ne se sentent plus en compétition avec le cycliste qui roule à la même vitesse qu’eux et qui prend un 2-3 pieds de voie. Bref, que les automobilistes soient conscients de leur environnement immédiat. Je sais, c’est beaucoup demandé aux gens d’être conscient de ce qui se passe en dehors du 3 pieds de leur bulle personnelle.

Du côté cycliste, il y a un problème assez important à régler, plus grand encore que l’automobiliste qui regarde pas dans ses miroirs avant d’ouvrir la porte, il s’agit du respect du code de la route. Les arrêts, les lumières, les sens uniques s’appliquent à TOUS les automobilistes et à TOUS les cyclistes. Quand tu montes la rue Hotel de Ville et que tu croises une tite fille qui zigzague en sens inverse les deux mains occupés à se faire une queue de cheval, il y a un problème. Quand un cycliste brûle un stop et  tourne à 30 km/h sur un coin de rue et coupe l’automobiliste qui n’a pas d’arrêt, il y a un problème. Et comme tout le monde est à peu près assez intelligent pour le comprendre, c’est pas l’automobiliste qui sortirait blessé d’aucune de ces situations. Raison de plus pour que les cyclistes soient doublement vigilants.

Je pourrais en donner plein d’exemples comme ceux-ci, des 2 côtés. Mais à la base, si les 2 côtés se mettent, de façon magique, à respecter le code de la route demain matin, on aura réglé une grosse partie du problème me semble. Pour ce qui est du restant, tant qu’il y aura des abrutis  chez les humains, dans le genre de celui qui m’a tiré une cannette de coke sur mon char la semaine dernière, on ne pourra pas y faire grand chose.

Bon, assez parlé du cyclisme pour cette année, je dois préparer mon billet sur le calvaire du déménagement au Québec!